Du sol au plafond... Déco D
Du parquet au faux-plafond, en passant par les murs et le mobilier, la tendance est au bois. Loin du chalet de Heidi ou des objets rustico-rustiques, son emploi se renouvelle. Il se fait plus subtil lorsqu’il est associé à d’autres matériaux contemporains tels que le plastique. Il devient plus léger lorsqu’on exploite sa souplesse est sa finesse. Il réchauffe les pièces et donne une sensation de vie à des espaces industriels.
Son utilisation a radicalement changé. Prenons l’exemple du parquet : alors qu’on le trouvait exclusivement au sol, on le voit maintenant s’inviter sur toutes les surfaces. Il peut être employé pour valoriser un pan de mur, ou encore un espace surélevé. Parfois, dans une même pièce, deux parquets de teintes ou de textures différentes cohabitent pour sculpter l’espace. S’ils sont similaires, ils créent alors une continuité ou une unité.
Tandis que certains s’amusent à déplacer le parquet du sol au plafond, d’autres choisissent de le colorer. Car plus que jamais, tout est permis pour métamorphoser son parquet. On le ponce, on le vernit, on l’huile, on le gratte, on le colore, et j’en passe ! Le parquet se prête à toutes les fantaisies.
Enfin, n’oublions pas que le bois est un matériau organique plein de souplesse, alors pourquoi s’en priver ?! Certains n’ont pas hésité ! Les architectes de March Studio ont créé une boulangerie tout en courbes qui s’inspire des corbeilles à pain. Ces ondulations déstructurent l’espace tel qu’on le connaît pour nous inviter dans un intérieur adouci et aérien.March Studio, Melbourne (boulangerie)
Ces volutes en bois ressemblent étrangement aux mailles d’un espace dessiné sur un logiciel de 3D, et laissent supposer que les architectes y ont eu recours. Si notre relation à la matière évolue, c’est essentiellement dû aux possibilités apportées par les nouvelles technologies : de nouveaux logiciels nous permettent de penser la mise en œuvre différemment.
Jeroen Verhoeven, "Cinderella" ( 2005)
C’est la démonstration qu’a fait Jeroen Verhoeven en créant « Cinderella », une table aux formes surprenantes. Cet « objet manifeste » n’est pas particulièrement fonctionnel, on imagine assez mal comment s’y installer pour déguster son croissant et boire son café ! La mise en forme spectaculaire de cet objet sculpture est un exemple des applications possibles des nouvelles technologies. Le constat fait par Jeroen Verhoeven est que nous n’avons pas encore totalement pris possession de ces nouveaux outils de création, nous ne sommes pas encore allés au bout de ce que nous pouvons faire. Les procédés actuels peuvent nous permettre de réaliser des idées qui auraient été absurdes il y a 10 ans. Un regard neuf sur des matières dont l’utilisation ne date pas d’hier : une piste pour des projets innovants !
Les commentaires récents